LA FSAC-CSQ ET LA CSQ PRÉSENTES À LA MARCHE DU 15 OCTOBRE

LA FSAC-CSQ SOLIDAIRE DE LA CSQ POUR LA MARCHE DU 15 OCTOBRE 2017

Vous êtes invités à participer à une marche pour appuyer la revendication du salaire minimum à 15 $. Quelques braves de la CSQ marcheront le 15 kilomètres. Le point de ralliement CSQ se fera au parc Laurier afin de participer au dernier 5 kilomètres de la marche. Cependant, des fanions et objets CSQ seront disponibles aux trois points de ralliement.

POUR FAIRE LA MARCHE COMPLÈTE DE 15 KILOMÈTRES: Départ au métro Lionel-Groulx à 10 h – trajet de 15 kilomètres

POUR SE JOINDRE À LA MARCHE EN COURS DE ROUTE :

  • Place Émilie-Gamelin à 11 h 30 – trajet de 10 kilomètres
  • Parc Laurier à 13 h (angle Mentana et Laurier) – trajet de 5 kilomètres

GRAND RASSEMBLEMENT AU PARC LAURIER À 13 H POUR REJOINDRE LA MARCHE DE 15 KILOMÈTRES :

  • Arrivée à 14 h au parc Jarry
  • Animation jusqu’à 15 h

IMPORTANT: Vous pouvez aussi marcher 10 kilomètres, 5 kilomètres ou vous joindre au rassemblement final au Parc Jarry.

Veuillez prévoir de l’eau, un dîner et une collation pendant la marche. Il y aura de l’animation à la place Émilie-Gamelin et au parc Laurier en attendant les marcheuses et les marcheurs.

Lettre ouverte de Mélanie Gauvin et Virginie Larivière, co-porte-parole de la campagne 5-10-15*

Mélanie Gauvin, du Front de défense des non-syndiquéEs, et Virginie Larivière, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, ont présenté les trois revendications sur lesquelles la campagne repose :

  • Le droit d’obtenir son horaire de travail 5 jours à l’avance,
  • Le droit de disposer de 10 jours de congés payés par année pour la maladie ou les responsabilités familiales,
  • Le droit de gagner un salaire minimum de 15 $ l’heure.

«La semaine dernière, Philippe Couillard a adopté un ton « guerrier » pour défendre les intérêts de Bombardier contre Boeing et pour dénoncer l’injustice subie par une multinationale québécoise. Nous croyons que les travailleuses et les travailleurs qui sont au bas de l’échelle et qui luttent au quotidien contre la pauvreté mériteraient que leurs dirigeants politiques défendent leurs intérêts avec la même ardeur. En cette année préélectorale, c’est ce que nous demandons au gouvernement. Rien de moins.

Le 7 octobre, Journée mondiale pour le travail décent, il y aura exactement un an que nos organisations ont lancé la campagne 5-10-15. Celle-ci s’inscrit résolument dans le débat sur l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure. C’est ce que ça prend aujourd’hui, au Québec, pour sortir de la pauvreté après avoir travaillé toute l’année à temps plein. Rien de moins.

En plus du salaire minimum à 15 $, nous souhaitons que la ministre responsable du Travail fasse preuve de courage politique dans la modernisation des normes du travail. Nos deux autres revendications, le 5 et le 10, sont des mesures simples qui amélioreront grandement la conciliation travail-vie personnelle.

Le 5 : pour permettre à toutes et à tous d’organiser leur vie personnelle et leurs obligations familiales, la Loi sur les normes du travail doit obliger les employeurs à fournir l’horaire de travail au moins cinq jours à l’avance. Rien de moins.

Le 10 : pour soutenir les travailleurs et travailleuses qui sont confrontés à la maladie ou à des obligations familiales, il faut garantir dix jours de congé payé. Plus de 60 % des travailleurs et travailleuses du Québec n’ont toujours pas accès à cette protection. Quand on a un budget serré, la perspective de perdre quelques jours de salaire incite bon nombre de personnes à travailler même lorsqu’elles sont malades. Si on s’absente pour prendre soin d’un proche gravement malade, ce sont des dépenses essentielles qui sont sacrifiées. Pour protéger des aléas de la vie, c’est 10 jours de congé payé. Rien de moins.

Malheureusement, le gouvernement semble trouver que les travailleuses et les travailleurs ne méritent ni de sortir de la pauvreté ni d’améliorer leurs conditions de travail. Alors qu’en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, le salaire minimum à 15 $ l’heure est en voie de devenir une réalité, le Québec mise sur une hausse totale de 1,70 $ sur quatre ans, pour le porter à 12,45 $ en 2020. Une gifle pour les personnes au salaire minimum. Rien de moins.

À un an des élections, la campagne 5-10-15 veut inviter l’ensemble des partis politiques à clarifier leurs engagements en matière de salaire minimum et de conditions de travail, mais aussi augmenter la pression sur le gouvernement pour le forcer à s’intéresser au sort des travailleuses et des travailleurs pauvres et à défendre leurs intérêts avec la même vigueur qu’il défend les intérêts du patronat. Rien de moins.

C’est pour cela que nous marcherons à Montréal le 15 octobre prochain, aux côtés de nos partenaires des autres campagnes pour le salaire minimum à 15 $ l’heure».

* Les sept organisations membres de la campagne 5-10-15 : le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

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